Nouveaux standards de PEFC… le « Oui, mais » de Fransylva

Le Conseil d’administration de Fransylva, après examen très approfondi du texte de révision des standards de PEFC France, a voté l’approbation du texte qui est un compromis indispensable sans toutefois être pleinement satisfaisant. Très impliqué et vigilant depuis dix-huit mois dans les négociations lors de l’élaboration de ce texte, Fransylva s’engage à suivre de très près ses conditions d’application et veillera à informer au mieux ses adhérents.

Oui à l’approbation, parce que la certification est indispensable à notre filière dont les opportunités sont considérables pour l’avenir de notre pays. Par elle, les forestiers confortent leurs engagements responsables de bonne gestion des forêts privées comme publiques.

Oui, parce que sans les forestiers, qui sont à l’origine de PEFC, il n’y a pas de certification de la filière qui tienne.

Mais il sera indispensable qu’il y ait du pragmatisme dans l’application de ces normes PEFC, car on ne gère pas une forêt sur le papier, mais bien sur le terrain en prenant en compte la formidable diversité des forêts françaises.

C’est pourquoi les forestiers seront très attentifs aux conditions de mise en oeuvre de ces nouvelles normes. Certains critères devront être appréciés avec réalisme avec par exemple la question des impacts sur le paysage, un concept qui ouvre à de nombreuses interprétations et pour lequel le forestier n’a pas toujours beaucoup de latitude. De même en cette période d’indispensable adaptation de nos forêts au changement climatique, les modalités pour agir à la transformation progressive des massifs et la mise en place d’essences adaptées aux nouvelles conditions climatiques, devront s’appliquer avec une réelle volonté de préparer l’avenir et la pérennisation de nos forêts.

Un autre ‘’mais’’ est celui du respect intangible de la propriété privée et des engagements responsables pris par les forestiers ayant contracté des documents de gestion durable agréés par l’établissement public CNPF.

Fransylva rappelle que les forestiers sont aujourd’hui en première ligne et s’engagent quotidiennement dans une gestion responsable et adaptée, au service des fonctions économiques, sociales et environnementales des forêts dans un contexte particulièrement sensible : changement climatique, risques sanitaires, préservation de la biodiversité, décarbonation de la société.